J’ajoute que le système nerveux fait des progrès particulièrement remarquables. En effet j’agis sur lui, je me dis, doublement et d’une façon doublement puissante. J’agis sur lui d’abord directement par ma suggestion, puisque le système nerveux dépend immédiatement du cerveau; j’agis sur lui ensuite indirectement par le progrès de l’état général, puisque l’état du système nerveux dépend étroitement de l’état général. Je possède donc un système nerveux de plus en plus sensible et vibrant quand il doit l’être, et au contraire de plus en plus fort, calme, résistant, quand il doit l’être.
Charles Baudouin, Psychologie et pratique de l’auto-suggestion, Éditions Idégraf 1990.